La lutte antidopage en questions
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•La
lutte antidopage, ces dernières années, a entrainé la disqualification ou la radiation à vie de certains athlètes. D’autre part, certains athlètes ayant été récompensés se sont vus retirer leurs médailles suite à des aveux ou controles positifs. L’exemple récent de Marion Jones, athlète US, quintuple médaillée au JO de Sydney (en 2000) a été déchue de toutes ces médailles suite à ces aveux tardifs de dopage. L’ironie de la situation est que la médaille d’argent du 100, remporté par Jones, la grecque Ekatérini Thanou est elle-même convaincue de dopage. Qui sera donc sacrée championne olympique ? Doit-on organiser des courses pour les athlétes dopés en marge des autres ? Le ridicule de cette affaire est révélateur de la difficulté des décisions à prendre dans les années à venir.
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De plus, il est utile de noter que les athlètes ont malheureusement jusqu’à maintenant toujours eu une longueur d’avance sur
l’AMA. Ainsi, les athlètes sont maintenant fournis par leur propre médecin (Le fameux Dr « Folamour » Fuentes) ou
bien dans des laboratoires pharmaceutiques comme BALCO qui a fourni – excusez du peu – Marion Jones, Tim Montgomery,
Lance Armstrong ou bien Kelli White. Tous ces athlètes furent respectivement champions ou détenteurs de records du monde.
•Le sport,
vecteur de passion ? Ceci peut paraître exagéré mais le football a permis à de maintes reprises à des ethnies, peuples ou
personnes d’horizons différents de se rassembler derrière leur pays. L’exemple de la qualification de la Cote d’Ivoire à la
Coupe du Monde 2006 est édifiant. En effet les dissidents politiques de Laurent Gbagbo se rassemblèrent et fêtèrent
cette qualification pendant de nombreuses semaines, mettant ainsi de côté les querelles intestines.
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D’autre part, la formidable rentabilité du sport (droits TV, recettes du au nombre de spectateurs, produits dérivés) serait vraisemblablement affaiblie par une lutte antidopage active. En effet la base du sport de haut niveau est la quête de performance, ainsi une raréfaction des performances serait préjudiciable au bon fonctionnement de « l’économie sportive ».